Colin Cadier alla Commissione speciale dell'Aia

di Colin Cadier, adopted from Brazil to France, President of La Voix des Adoptés
Presentation at Session 1, Day 1: Voices of Adoptees Panel

Mesdames et messieurs les représentants des Etats signataires, les délégués et représentants d’associations, d’autorités nationales ou internationales,

Je salue cette espace d’expression ouvert aux acteurs de la société civile, et notamment nous Personnes Adoptées, concernés directement par le sujet qui nous mobilise aujourd’hui et les jours à venir. Je tiens à remercie particulièrement Lynelle LONG (InterCountry Adoptees Voices) pour avoir invité La Voix des Adoptés à se joindre à sa délégation, et également le Bureau Permanent, en la personne de Laura MARTINEZ avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger de nombreuses fois, notamment ces dernières semaines pour nous aider à préparer ce panel.

Je m’appelle Colin CADIER, je suis né en 1980 à Recife (Brésil), adopté à 15 jours par un couple Français dits “expatriés”, je réside aujourd’hui à Marseille (France) où je travaille dans l’administration territoriale en lien avec l’international… Je suis binational (franco-brésilien), tricullturel (franco-sudamericain) et quadrilingue (si je me permets de compter l’anglais). 

Depuis 2019, je suis le Président de La Voix Des Adoptés, une association de droit français, existante depuis 2005 qui agit sur tout le territoire (avec des antennes à Paris, Lille, Lyon, Tour, Marseille) en lien avec de nombreux pays (Brésil, Colombie, Guatemala, Roumanie, Vietnam, Bulgarie ) qui participe aux réunions collégiales d’un organe consultatif traitant particulièrement des sujets liés à l’adoption internationale (aux côtés d’autres associations) et intervient par les témoignages de ses bénévoles auprès d’associations partenaires qui accompagnent notamment les parents/familles candidates à l’adoption. Outre les Groupes de Paroles, et les événements culturels ou conviviaux organisés par la quarantaine de bénévoles investis, nous animons une WebRadio, développons un Jeu pédagogique sur l’adoption et nous travaillons conjointement avec notre Autorité Centrale qui a participé à notre récent séminaire annuel de formation de nos bénévoles, l’Association Racines Coréennes (de 10 ans notre aînée), le SSI France, l’AFA, la Fédération EFA et bien d’autres associations nationales ou locales, en France ou à l’étranger.

Au regard des nombreuses demandes que nous recevons des personnes adoptées faisant des recherches sur leurs origines, force est de constater qu’en l’absence d’un référentiel mondial reconnu par les autorités des Etats concernés, un certain nombre de personnes nées dans certains pays puis recueillies dans des foyers d’un autre pays – au cours des dernières décennies du siècle passé, rencontrent des difficultés à accéder aux informations sur leur famille de naissance, ou sur les circonstances de leur naissance jusqu’à leur arrivée dans leur nouveau foyer… Rédiger et adopter ce nouveau texte en 1994 qui a été ratifié progressivement par un très grand nombre d’Etats soucieux d’établir un cadre structuré sur les conditions spécifiques pour “donner une famille à un enfant” (tout en veillant à respecter le meilleur intérêt de l’enfant), a constitué une avancée majeure. Quant aux modalités d’application dudit texte, chaque Etat signataire en la responsabilité au regard de sa législation et de ses politiques publiques en matière de protection de l’enfance… La diversité des situations socio-politico-économiques des Etats, du rôle des différents acteurs publics ou privés, impliqués, démontrent qu’il demeure encore des points à améliorer.

La convention de La Haye prévoit bien des dispositions concernant les informations détenues par les autorités sur les origines de l’enfant et leur accès avec des conseils appropriés (articles 30 et 31), mais un certain nombre de personnes adoptées devenues adultes recherchent des informations sur leur origine et se heurtent à des fins de non recevoir. Les motifs peuvent être très variés, selon la date, le lieu de naissance et les conditions dans lesquelles la procédure d’adoption s’est déroulée, il existe souvent un écart voire un fossé entre les informations disponibles et celles recherchées par les personnes adoptées dans leur enfance.

C’est pour cette raison que nous, association d’adoptés et EFA (association de parents adoptants/adoptifs), avons adressé un courrier aux trois ministres de tutelle de l’autorité centrale française pour demander la mise en place d’une commission d’experts indépendants dans le but d’éclairer sur des pratiques qui malheureusement laissent AUJOURD’HUI des personnes sans réponses à leurs questionnements. Et pourtant, ces adoptés n’ont d’autre choix que de se tourner vers les autorités compétentes (les autorités centrales et celles intervenant dans la protection de l’enfance) pour tenter d’obtenir des clarifications ou des explications.

Il est vrai que dans le cadre de la récente réforme engagée par le gouvernement français concernant les structures en charge des politiques publiques de protection de l’enfance, notre association a été invitée à prendre part aux instances de gouvernance de la nouvelle entité en cours d’installation. Nous sommes très reconnaissants de cette place qui nous est accordée d’autant plus que nous comptons apporter notre savoir “expérienciel” sur les questions liées à la Recherche des Origines et la mise en place de dispositifs d’accompagnement (administratif, socio-psychologique) ou d’assistance juridique pour les personnes adoptées, et idéalement avec des mécanismes (ou instruments) de coopération avec les autorités compétentes (centrales) des pays dits de naissance.

Nous espérons voir la nouvelle structure se doter des moyens nécessaires pour pouvoir répondre à la demande des personnes adoptées. Il est à noter que de nombreuses personnes adoptées (aujourd’hui adultes, majeures révolues) correspondent à des adoptions qui ont eu lieu avant 1993, comme en témoignent les statistiques (puisque le nombre d’enfants nées et adoptées à l’étranger a diminué de façon progressive mais plutôt significative au fil des années jusqu’à nos jours – passant de plusieurs milliers par an à quelques centaines). Même si pour la plupart des adoptions qui ont eu lieu à partir des années 2000, les données sont disponibles et accessibles, il n’en demeure pas moins un besoin d’accompagnement au moment notamment où la personne adoptées exprime son souhait éventuel de retrouver les membres de sa famille de naissance… Certaines autorités centrales se proposent de faire le nécessaire, d’autres sont démunies ou ne disposent pas des moyens légaux, humains, matériels ou financiers nécessaires… Enfin le paysage des structures privées lucratives ou non lucratives n’en n’est pas moins varié : des personnes peu scrupuleuses ou malveillantes, aux bénévoles dévoués mais pas forcément “préparées” ou outillées pour faire face à des situations humaines complexes voire dramatiques, sans oublier la barrière de la langue… Tout cela nous conduit aujourd’hui à attirer votre attention Mesdames et Messieurs sur cette réalité: Comment orientons nous les personnes adoptées qui sont notamment plus âgées que vos respectifs organismes (créés à partir des années 2000), ou celles qui rencontrent encore, dans certains cas, des difficultés à trouver les informations sur leurs origines ? 
Dialoguer, coopérer et proposer des actions conjointes, constituent un moyen possible et positif pour permettre d’avancer, de répondre aux besoins des personnes adoptées ou des associations qui comptent sur le pouvoir d’intervention des autorités compétentes.

Je Vous remercie pour votre écoute et vous souhaite des échanges riches au cours au cours des prochains jours.

Traduzione inglese

Ladies and gentlemen, representatives of the signatory States, delegates and representatives of associations, national or international authorities,

I welcome this space of expression open to the actors of civil society, and in particular to us Adopted Persons, directly concerned by the subject that mobilizes us today and in the days to come. I would like to thank in particular Lynelle Long (InterCountry Adoptees Voices) for inviting La Voix des Adoptes to join her delegation, and also the Permanent Bureau, in the person of Laura Martinez with whom I have had the opportunity to exchange many times, especially in the last few weeks to help us prepare this panel.

My name is Colin CADIER, I was born in 1980 in Recife (Brazil), adopted at 15 days by a French couple called “expatriates”, I now reside in Marseille (France) where I work in the international territorial administration. I am bi-national (Franco-Brazilian), tri-cultural (Franco-South American) and quad-lingual (if I allow myself to count English).

Since 2019, I am the President of La Voix Des Adoptés, an association under French law, existing since 2005, which acts on the whole territory (with branches in Paris, Lille, Lyon, Tour, Marseille) in connection with many countries (Brazil, Colombia, Guatemala, Romania, Vietnam, Bulgaria ), which participates in the collegial meetings of a consultative body dealing particularly with topics related to international adoption (alongside other associations) and intervenes through the testimonies of its volunteers with partner associations that accompany in particular parents/families applying for adoption. In addition to the discussion groups and the cultural or social events organised by the forty or so volunteers involved, we run a WebRadio, develop an educational game on adoption and work jointly with our Central Authority, which took part in our recent annual training seminar for our volunteers, the Korean Roots Association (10 years older than us), ISS France, AFA, the EFA Federation and many other national or local associations, in France and abroad.

In view of the numerous requests we receive from adopted persons researching their origins, it is clear that in the absence of a worldwide reference system recognised by the authorities of the States concerned, a certain number of persons born in certain countries and then taken into homes in another country – during the last decades of the last century – encounter difficulties in accessing information on their birth family, or on the circumstances of their birth until their arrival in their new home. The drafting and adoption of this new text in 1994, which has been progressively ratified by a very large number of States anxious to establish a structured framework on the specific conditions for “giving a family to a child” (while taking care to respect the best interests of the child), constituted a major advance. As for the modalities of application of the said text, each signatory State is responsible for its own legislation and public policies in terms of child protection. The diversity of the socio-political and economic situations of the States, and of the role of the different public or private actors involved, show that there are still points to be improved.
The Hague Convention does provide for provisions concerning information held by the authorities on the child’s origins and their access with appropriate advice (articles 30 and 31), but a certain number of adopted persons who have become adults seek information on their origins and are refused. The reasons may be very varied, depending on the date and place of birth and the conditions in which the adoption procedure took place, there is often a gap or even a gulf between the information available and that sought by the adopted persons in their childhood.

It is for this reason that we, the adoptees’ association and EFA (adoptive parents’ association), have sent a letter to the three ministers in charge of the French central authority to ask for the setting up of a commission of independent experts with the aim of shedding light on practices which unfortunately leave people without answers to their questions. And yet, these adoptees have no choice but to turn to the competent authorities (the central authorities and those involved in child protection) to try to obtain clarifications or explanations.

It is true that within the framework of the recent reform undertaken by the French government concerning the structures in charge of public policies for the protection of children, our association has been invited to take part in the governance bodies of the new entity currently being set up. We are very grateful for this place that has been granted to us, especially since we intend to contribute our “experiential” knowledge on issues related to the Search for Origins and the setting up of support mechanisms (administrative, socio-psychological) or legal assistance for adopted persons, and ideally with mechanisms (or instruments) of cooperation with the competent (central) authorities of the so-called countries of birth.

We hope that the new structure will be equipped with the necessary means to be able to respond to the demand of the adopted persons. It should be noted that many adopted persons (now adults, past the age of majority) correspond to adoptions that took place before 1993, as the statistics show (since the number of children born and adopted abroad has decreased gradually but rather significantly over the years until today – from several thousand per year to a few hundred). Even if for most of the adoptions that took place from the 2000s onwards, the data are available and accessible, there is still a need for support, especially when the adopted person expresses his or her possible wish to be reunited with the members of his or her birth family. Some central authorities propose to do what is necessary, others are deprived or do not have the necessary legal, human, material or financial means. Finally, the landscape of private profit-making or non-profit-making structures is no less varied: from unscrupulous or malicious people, to dedicated volunteers but not necessarily “prepared” or equipped to deal with complex or even dramatic human situations, without forgetting the language barrier. All this leads us today to draw your attention Ladies and Gentlemen to this reality: How do we guide adopted persons who are notably older than your respective organisations (created from the 2000s onwards), or those who are still encountering, in some cases, difficulties in finding information on their origins?

Dialogue, cooperation and proposing joint actions are a possible and positive way to move forward, to respond to the needs of adopted persons or associations who rely on the power of intervention of the competent authorities.

I thank you for listening and wish you rich exchanges during the next few days.

Read our earlier post: Adottivi presso la Commissione speciale dell'Aia

Riflessioni su come far parte del gruppo di lavoro sulle pratiche illecite dell'Aia

L'ho scritto un paio di settimane dopo il mio ritorno dall'Aia. Ho avuto un po' di tempo per riprendermi dal jet lag e raccogliere i miei pensieri e le mie impressioni dopo essere stato coinvolto nel gruppo di lavoro dell'HCCH per la prevenzione e la gestione delle pratiche illecite nell'adozione internazionale.

Clic qui per leggere il comunicato ufficiale.

Mi sento privilegiato per essere stato invitato a rappresentare gli adottati e riconosco di essere solo un adottato, ed è impossibile catturare le diverse opinioni di tutti su un argomento così emozionante. Non rappresento tutti gli adottati, ma ho fatto del mio meglio per garantire che le opinioni che ho condiviso non fossero solo le mie individualmente, ma rappresentassero gli anni di conversazioni e discussioni che ho avuto con molti adottati internazionali e leader adottati che si sono collegati alla rete ICAV sin dai suoi inizi nel 1998.

Una delle più grandi intuizioni che ho avuto partecipando, è stata l'enorme compito che consiste nel cercare di riunire vari paesi e farli "concordare e cooperare" su un argomento così complesso, comprese tutte le sfumature all'interno. Prima di partecipare, ho avuto un'idea utopica di ciò che accade a livello dell'Aia. Seduto nella realtà e ascoltando i vari punti di vista dei rappresentanti del paese, a volte molto diversi, ho capito l'importante ruolo che hanno Ufficio Permanente la squadra gioca a fare il “facilitatore”! Il loro ruolo è quello di ricordare ai paesi i quadri di riferimento (la UNCRC e il Convenzione dell'Aia per l'adozione internazionale), formulare proposte in linea con questi quadri e garantire che i rappresentanti dei governi possano parlare ed essere ascoltati in modo equo ed equo.

Non si può negare che l'UNCRC e la Convenzione dell'Aia per l'ACI siano tutt'altro che strumenti perfetti, ma almeno creano un forum come questo, in cui i paesi cooperanti si riuniscono per discutere questioni importanti. È inoltre emerso chiaramente che esistono differenze, da paese a paese, nell'interpretazione delle modalità di attuazione del quadro, delle risorse disponibili per farlo e dei limiti della legislazione esistente. Il pensiero che più mi ha colpito è stato: come affrontiamo noi adottati le adozioni illecite da paesi che non hanno aderito alla Convenzione dell'Aia? Dov'è il forum per questo? A chi andiamo per essere ascoltati? La risposta è che non ce n'è. Dobbiamo rivolgerci a ciascun paese non dell'Aia separatamente attraverso il loro governo. Potrebbero non avere un dipartimento governativo che ha autorità in quest'area o potrebbero esserci più dipartimenti.

Ora capisco che la Convenzione dell'Aia per l'ACI si è evoluta con l'UNCRC. Entrambi sono stati negoziati nello stesso periodo da quasi gli stessi paesi. Insieme riflettono storicamente il percorso di comprensione nell'adozione internazionale a livello di governo. Allora, nella sua infanzia, la Convenzione dell'Aia per l'ACI era il minimo che si potesse concordare. Da allora e attraverso forum come il Gruppo di lavoro, gli Stati sono incoraggiati ad aumentare le loro tutele dove possono. Siamo rimasti con la realtà che questo gruppo di lavoro sulle pratiche illecite è vincolato dalle limitazioni incluse nella Convenzione dell'Aia per l'ICA.

Credo sia positivo comprendere le differenze tra l'UNCRC e la Convenzione dell'Aia per l'ACI, ma non sprecare le nostre energie a litigare su cosa sia meglio o peggio. Sono pragmatico e per come la vedo io, non se ne andranno presto. Dobbiamo convivere con quello che abbiamo. Non c'è nessun altro governo internazionale concordato su un forum che permetta di discutere questi problemi specifici nell'adozione internazionale. Non preferiremmo essere coinvolti nella discussione di queste cose piuttosto che non esserci affatto? Nel partecipare a questo incontro, non dice che perdono le insidie di entrambi i framework, ma dice che mi impegno a ottenere una migliore comprensione, costruire relazioni dove posso e cercare di influenzare in ogni modo possibile, per migliorare le cose per i miei compagni adottati.

Giugno 2019 Gruppo di lavoro per la prevenzione e il contrasto delle pratiche illecite nell'adozione internazionale

I governi variano nella loro esperienza nell'attuazione di politiche e pratiche di adozione internazionale. Alcuni paesi hanno aderito molto presto alla Convenzione dell'Aia, altri hanno appena aderito e altri sono ancora in fase di elaborazione. Mi chiedo cosa ci vorrebbe perché la Convenzione dell'Aia nell'ACI sia in grado di "maturare", cioè cambiare o essere superata per garantire un migliore monitoraggio e attuazione? È possibile? Succede in altre Convenzioni? Da quello che ho capito, non era mai successo prima. Tutti i paesi dovrebbero essere d'accordo e ci vorrebbe un processo speciale chiamato Sessione Diplomatica creato per negoziare una nuova convenzione per sostituire quella esistente. Aspettarsi che la maggior parte dei 101 paesi della Convenzione nel clima politico odierno accettino di perfezionare ulteriormente la Convenzione esistente è un'utopia! Storicamente, convenzioni e trattati di questa natura cambiano solo quando il mondo attraversa una grande guerra. Gli Stati parti della Convenzione si incontrano ogni 5 anni (si chiama Commissione Speciale) per discutere il funzionamento pratico della Convenzione. Tuttavia, sebbene gli Stati siano incoraggiati ad applicare le decisioni prese durante queste riunioni, queste non sono vincolanti perché è vincolante solo il testo della Convenzione. Quindi non sto dicendo che sia impossibile, ma sottolineando quanto lavoro dobbiamo fare se questo è ciò che vogliamo ottenere.

La realtà di quanto sia davvero difficile aspettarsi che i governi affrontino il tema delle pratiche illecite nell'adozione è diventata cristallina durante questo viaggio. In primo luogo, a questo livello, per ottenere ogni paese firmatario riconoscere l'esistenza di pratiche illecite è un compito enorme e con questo gruppo di lavoro siamo già a metà strada. Poi per metterli d'accordo come rispondere, anche solo in teoria e solo per le adozioni dell'Aia, è un'impresa colossale. La politica coinvolta, le legislazioni che vincolano, i limiti.. Capisco perché ci vorrà del tempo perché il cambiamento avvenga e non è mai “abbastanza veloce” per gli adottati e le famiglie che lo vivono! Ma allo stesso tempo, sono stato incoraggiato a vedere che c'erano più di 20 paesi impegnati a partecipare all'incontro e dare all'argomento tempo, denaro, pensiero e impegno ben ponderati. Nella terra degli adottati, è facile per noi rappresentare i governi in un modo stereotipato: "disinteressato", "non desideroso di aiutare" o saltare alle conclusioni perché non è la risposta che vogliamo/abbiamo bisogno di sentire!

Credo che abbiamo bisogno di costruire più relazioni con i nostri governi laddove corrisponda, ad esempio, se non viene intrapresa un'azione legale contro di loro e dove mostrano la volontà di comprendere veramente la nostra prospettiva. Possiamo cercare di capire le barriere che devono affrontare, essere aperti a capire che potrebbero volere fare qualcosa per le passate pratiche illecite storiche nell'adozione, ma capire che non è un compito semplice: la legislazione e la politica possono spesso essere le loro barriere. Sono solo un braccio nell'enorme macchina governativa di ogni paese. Spero che i leader adottati in tutto il mondo, se non l'hai già fatto, chiameranno le tue autorità centrali: prova a costruire un rapporto con loro e aiutali a imparare dalla tua esperienza vissuta sulle sfide e sui problemi che affronti.

Sono uscito dall'incontro con una dura pila di realtà per quanto sia grande il compito di far affrontare e riconoscere le pratiche illecite nell'adozione, in particolare le adozioni storiche prima dell'UNCRC e della Convenzione dell'Aia sull'ICA. Ma resto positivo. Molti dei partecipanti mi hanno parlato di quanto hanno guadagnato ascoltando il punto di vista di un adottato. Ho comunicato che alcuni di noi sono disposti a essere coinvolti per aiutarli a capire le sfumature dal nostro punto di vista e parlare con i partecipanti mi ha ricordato quanto sia importante, non solo costruire punti in comune tra gli adottati, ma tra tutti i giocatori che hanno una chiave ruolo nell'attuazione del cambiamento.

Messaggio personale da Lynelle

Per chiarire, per coloro che stanno leggendo la disinformazione diffusa su di me personalmente e sulla posizione dell'ICAV dal giugno di quest'anno, per quanto riguarda una posizione sull'UNCRC e sulla Convenzione dell'Aia sull'ICA:-

Come dichiarato all'ente che diffonde la disinformazione, in quanto Fondatore dell'ICAV, ho sempre sostenuto l'UNCRC e la sua posizione in merito all'adozione internazionale. Ho cercato di educare apertamente gli adottati e la comunità adottata al riguardo. Ho continuamente incoraggiato le persone a comprendere la Convenzione dell'Aia e le sue insidie nell'adozione internazionale. Ho sottolineato che per gli adottati internazionali con sede negli Stati Uniti è più difficile lottare per ciò che l'UNCRC rappresenta perché il loro paese adottato non è nemmeno stato firmatario e quindi non è legalmente vincolato - quindi la loro prima e principale guida sull'adozione internazionale è la Convenzione dell'Aia sul ICA. Certo, sarebbe fantastico se gli Stati Uniti dovessero mai diventare firmatari dell'UNCRC e perché non è così? Sono sicuro che è un altro saggio in sé e non sono un esperto in merito!

Personalmente, credo che l'Aia e l'UNCRC non riescano a proteggere noi adottati all'estero per ragioni fondamentali:

1. Non siamo mai controllati (protetti) per più del periodo di tempo minimo (a volte specificato dal nostro paese di nascita) una volta avvenuta la transazione di adozione. Il rapporto post collocamento è fornito dai genitori adottivi ma nessun seguito viene mai fatto dall'adottato stesso in un'età in cui può dare un vero resoconto in età matura. L'adozione internazionale non può essere considerata una misura di protezione dell'infanzia rispetto all'affido, all'affidamento permanente oa qualsiasi altra forma alternativa di assistenza in cui il bambino è ancora sotto il controllo e la cura dello Stato. Nessun paese ricevente raccoglie nemmeno statistiche su come vanno a finire le nostre adozioni.

2. NON abbiamo diritto - legalmente o economicamente - per alcuna rappresentanza o aiuto se la nostra adozione risulta essere un fallimento (sia da famiglie abusive, deportazione, mancanza di cittadinanza, falsificazione di documenti e reinserimento), o se siamo smarrito o rubato per adozione internazionale. Siamo lasciati ai capricci di qualunque paese ci abbia accolto, misericordiosi o no. Quale messaggio è dato dal più grande paese di accoglienza del mondo che consente attivamente la deportazione degli adottati e li tratta come cittadini "meno che". Per non parlare dei paesi di nascita che ricevono indietro l'adottato deportato E continuano a mandare più dei suoi bambini dopo che ciò si verifica. L'Aia e l'UNCRC rimangono entrambe tigri sdentate perché non esiste un'entità o un processo per indagare su eventuali azioni discutibili da parte dei firmatari.

3. Il denaro è ancora non regolamentato e coinvolto nelle nostre adozioni. Personalmente, credo che la maggior parte delle adozioni internazionali così come vengono condotte oggi, non si possa dire che siano etiche finché il denaro è ancora coinvolto e senza limiti. Sebbene il denaro sia la forza trainante della maggior parte dei truffatori, delle agenzie o degli avvocati coinvolti in entrambi i paesi, non si può garantire che un mercato non seguirà. Esistono troppe prove che dimostrano che le famiglie nei nostri paesi di nascita sono ingannate o costrette a rinunciare, o che il paese di nascita non riesce a fornire assistenza sociale per sostenere le madri/famiglie single che stanno lottando o hanno concepito un bambino con disabilità.

Inoltre, non credo che l'adozione internazionale con "bisogni speciali" sia più etica dei bambini con bisogni non speciali, perché dovremmo incoraggiare i nostri paesi di origine a sviluppare i supporti necessari per aiutare il bambino meno abile a crescere nel proprio paese. Solo perché si nasce con “bisogni aggiuntivi” non significa che sia un biglietto per essere “spediti fuori” e privati dei propri diritti all'origine e alla famiglia. Il benessere materiale è solo un fattore nella vita e sicuramente i primi mondi possono offrire di più a un bambino con bisogni speciali rispetto ai paesi meno sviluppati. Non sono sicuro del motivo per cui le economie del 1 ° mondo stanno ancora adottando i loro figli tramite adozione internazionale, allora?! Ma perché questo aiuto non potrebbe consistere nel portare via il bambino e nel fornire i servizi medici necessari, ma senza dover "adottare" il bambino. Tenere il bambino con la famiglia di origine, assisterlo con bisogni medici e speciali; aiutare le loro società a capire che i bisogni aggiuntivi che le persone possono avere da offrire alla società tanto quanto qualsiasi persona normodotata. Personalmente ho un figlio con bisogni speciali e mi dispiacerebbe considerarlo adottato all'estero solo perché è nato con questo bisogno in più perché non avevo i mezzi oi servizi per sostenere lui o noi come famiglia!

Non credo nemmeno che cancellare immediatamente tutti i tipi e le forme di adozione (nazionali e internazionali) sia la risposta. La semplice adozione praticata in Francia rimane una forma di adozione che consente al bambino di conservare la propria identità. Chiaramente ogni paese del mondo lotta con cosa fare con i propri bambini e famiglie più vulnerabili! Se ci fosse una risposta semplice oltre ai modelli di adozione, affidamento e accoglienza eterofamiliare, tutti i paesi lo farebbero ormai. Non si può negare che alcuni bambini, ora adulti, desiderassero e fossero contenti di ricevere una famiglia più sicura e permanente che li sostenesse. Non si può negare che alcune famiglie biologiche di adottati internazionali potrebbero ancora scegliere l'adozione internazionale anche se presentate con altre scelte. Non possiamo fissare da un giorno all'altro i sistemi di credenze sottostanti in altre culture che creano vergogna per il motivo per cui alcuni genitori biologici scelgono di rinunciare ai propri figli. Forse siamo arrivati a questo stato d'essere a causa del crollo delle famiglie, dei villaggi e delle comunità. La nostra società rimane così frammentata e isolata come individui. C'è poco spazio a cui rivolgersi per le persone che stanno lottando per esistere.

Miro a una discussione rispettosa da parte delle parti interessate in tutte le arene sull'argomento. In particolare, miro ad aiutarci a conoscere gli effetti reali dell'adozione da parte di famiglie adottive, adottati e famiglie biologiche, sperando che l'adozione attuale praticata oggi possa un giorno essere rimossa e sostituita con qualcosa di meglio. Forse dobbiamo anche cambiare la parola così le vecchie associazioni con le insidie dell'adozione così come è stata praticata a livello nazionale e internazionale vengono rimosse? Qualunque sia la risposta, deve essere quella in cui i bambini hanno prima di tutto il diritto di stare con la loro famiglia originale; in secondo luogo, se per motivi complessi un bambino deve essere allontanato dalla propria famiglia, allora stiamo autorizzando i paesi di nascita a sviluppare il maggior numero possibile di sistemi di assistenza sociale e sociale per mantenere i bambini nei loro paesi d'origine con i parenti; e come scenario peggiore, se dobbiamo essere adottati in un altro paese o all'interno del nostro paese, che qualsiasi forma di darci a un'altra famiglia che non è parente, ci consente di mantenere la nostra identità di nascita se lo desideriamo, e non annulla la nostra identità senza il nostro consenso.

Con le future generazioni di adottati che crescono e parlano apertamente e quando iniziamo a sentire le esperienze delle nostre famiglie biologiche, questi input potrebbero cambiare di nuovo il modo in cui pensiamo all'adozione internazionale. Così com'è, non si possono ignorare le enormi insidie dell'adozione internazionale. Chiudere un occhio non risolverà i problemi. Proclamare ad alta voce che tutte le adozioni dovrebbero essere eliminate non risolverà nemmeno i complessi problemi fondamentali sottostanti. Da qualche parte nel mezzo è dove cerco le risposte perché non proclamo di avere LA risposta a problemi così complessi.

Credo che dobbiamo guardare in modo critico a ciò che abbiamo fatto negli ultimi 60 anni di adozione internazionale moderna e almeno imparare le lezioni offerte. Questo è il motivo per cui scelgo di costruire relazioni e lavorare con varie organizzazioni (governative e non governative) in tutto il mondo.

Quindi, nel caso abbiate domande su quale sia la mia posizione personale o su cosa sia l'ICAV di, non esitate a inviarmi un messaggio. Mi piace essere aperto e trasparente e so che alcuni vogliono danneggiare il lavoro e la reputazione dell'ICAV, che esiste ormai da quasi 20 anni. Resto fedele a chi sono e cosa faccio. Cerco di migliorare in qualche modo le cose per gli altri adottati internazionali che sono già adottati e parlo contro il modo in cui l'adozione è attualmente praticata, per evitare che gli stessi problemi storici si perpetuino per i futuri bambini vulnerabili che hanno bisogno di cure.

Nota: credo anche che gli adottati e i gruppi di adottati abbiano diritto alle proprie opinioni. Se sono diversi dai miei, non ho problemi con questo. L'adozione è un'esperienza così personale e ognuno ha il suo viaggio unico.

La cittadinanza dovrebbe essere garantita nell'adozione internazionale

L'adozione internazionale è spesso descritta dalle agenzie di adozione che usano parole come "famiglia per sempre" per attirare le coppie che desiderano adottare, supponendo che un bambino bisognoso sia abbinato a una famiglia, come se fosse nato. Si presume che il posto del bambino adottato in quella famiglia diventi permanente, giusto?

Sbagliato! L'adozione internazionale NON equivale alla permanenza. La realtà che vediamo oggi va contro tutto ciò che dovrebbe essere l'adozione.

Ecco alcune immagini dal sito Web del Dipartimento degli Stati Uniti (USA) (l'hanno cambiato qualche tempo dopo questo post):

Se cerchiamo su Google la definizione di adozione, Wikipedia ci dice:

Adozione è un processo in cui una persona assume la genitorialità di un altro, di solito un bambino, dal genitore o dai genitori biologici o legali di quella persona e, così facendo, trasferisce permanentemente tutti i diritti e le responsabilità, insieme alla filiazione, dal genitore biologico o dai genitori.

A differenza della tutela o di altri sistemi progettati per la cura dei giovani, l'adozione ha lo scopo di effettuare un cambiamento permanente di stato e come tale richiede il riconoscimento della società, attraverso sanzioni legali o religiose.

La pratica odierna negli Stati Uniti di rimpatriare attivamente gli adulti adottati internazionali nel loro paese d'origine perché non è loro garantita la cittadinanza (cioè la permanenza), ritrae un messaggio diverso rispetto alla definizione di adozione. Perché dovremmo prendere nota di come gli Stati Uniti trattano i loro adottati internazionali? Perché gli Stati Uniti sono i maggiore paese ricevente nel mondo per adozione internazionale.

Come non dare automaticamente la cittadinanza? In che modo questo è “etico” o “trasparente”? Perché le adozioni internazionali, che vanno dagli anni '50 ai primi anni '80 negli Stati Uniti, non sono considerate sufficienti per garantire la permanenza dell'adottato come cittadino nel loro paese adottivo?

Ecco la nostra novità Cittadinanza – ICAV Prospettiva Paper che dimostra la mancanza di giustizia ed etica nell'adozione internazionale per il bambino, che cresce fino a diventare adulto.

La cittadinanza del paese adottato DEVE essere un diritto automatico per il bambino adottato all'estero!

 

 

 

Accademico adottato sull'UNCRC e l'adozione internazionale

È fantastico che gli accademici diano il loro contributo nel campo dell'adozione internazionale, in particolare accademici che sono anche adottati all'estero.

Dai un'occhiata al più recente articolo di ricerca presentato da Patrick Noordoven che approfondisce la Convenzione delle Nazioni Unite sui diritti dell'infanzia (UNCRC) e l'adozione internazionale (ICA).

Cosa ne pensi?

Puoi leggere di più da altri accademici adottati internazionali.

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